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01/03/2012

Alliance à droite

 

Alliance à droite

 

Depuis pas mal de temps on assiste dans de nombreux pays d’Europe à l’émergence de partis qualifiés de « populistes » ou « d’extrème droite », en fait nationalistes, citons l’Autriche, la Suisse, l’Italie, le Danemark, les Pays Bas, la Hongrie, la Tchèquie, la Belgique, la Bulgarie, la Roumanie, la Finlande…

Partout ces partis ont accès au gouvernement ou au parlement.

Il n’y a que la France où le Front national est ostracisé par l’ensemble des partis de droite comme de gauche. Conséquence la gauche s’est emparée des régions, des grandes villes, du Sénat et a des chances de gagner la présidentielle et les prochaines législatives.

Pourtant la France est majoritairement de droite et si les partis de droite levaient l’interdit et passaient des accords même limités avec le Front National, ils pourraient conserver la présidence et la majorité à l’assemblée nationale.

On a longtemps accusé le FN d’antisémitisme, de racisme, d’homophobie, tous crimes actuellement considérés comme inexpiables ; depuis que Marine Le Pen a accédé à la direction du Front National elle a pris position contre ses « déviances ». Alors que lui reproche-t-on ?

Où doit elle aller à Canossa ?

La gauche s’est alliée avec les Khmers verts de Me Joly, avec Mélenchon, bien plus extrémistes que Me Le Pen, cela n’étonne ni ne choque personne.

Ce que dit Me Le Pen sur l’immigration, l’Europe de Bruxelles, l’identité nationale est ressenti par une grande quantité de Français même si les propositions du FN pour résoudre les problèmes peuvent être jugées contestables, mais enfin c’est le jeu politique et beaucoup de solutions sont faites de compromis.

Alors pourquoi maintenir l’interdit alors que sans le FN la droite va à la défaite ? Le FN c’est quelque 20% des voix, c’est suicidaire. Il faut appliquer la règle : pas d’ennemis à droite et la gauche sera battue.

16:12 Publié dans actualites | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2012

Je ne joue pas avec un Grec

Je ne joue pas avec un Grec

 

Avant d’admettre la Grèce dans la zone Euro en 2001, il aurait fallu lire « la Grèce contemporaine» d’ Edmond About parue en 1863.

Rappelons que jusqu’en 1821, la Grèce était sous domination Ottomane quand elle se révolta. Après l’intervention de la Russie, de l’Angleterre et de la France qui furent appelées « puissances protectrices » la Grèce fut créée en 1830 par la Conférence de Londres.

A la suite d’un voyage en 1852, voilà ce qu’écrit Edmond About dans son récit au chapitre «Les finances » :

« Le régime financier de la Grèce est tellement extraordinaire et ressemble si peu au nôtre, que je crois nécessaire (…) de placer ici quelques observations générales.

La Grèce est le seul exemple connu d’un pays vivant en pleine banqueroute depuis le jour de sa naissance…

…Tous les budgets, depuis le premier, jusqu’au dernier, sont en déficit…

…Il a fallu que les puissances protectrices de la Grèce garantissent sa solvabilité pour qu’elle négociât un emprunt à l’extérieur.

Les ressources fournies par cet emprunt ont été gaspillées par le gouvernement sans aucun fruit pour le pays ; et une fois l’argent dépensé, il a fallu que les garants, par pure bienveillance, en servissent les intérêts : la Grèce ne pouvait point les payer…

…Depuis que l’Etat s’est chargé lui-même de percevoir l’impôt, les frais de perception sont plus considérables, et les revenus sont à peine augmentés. Les contribuables (…) ne payent pas. »

Avouez que c’est extraordinaire, rien n’a changé pas même l’évocation des malversations de l’Etat :

« C’est pourquoi les ministres des finances (…) faisaient deux budgets des recettes : l’un, le budget d’exercice, indiquait les sommes que le gouvernement devrait recevoir dans l’année (…) l ‘autre le budget de gestion indiquait ce qu’il espérait recevoir. »

En 2001, on aurait du se méfier avant d’accepter la Grèce dans la zone Euro, d’autant qu’il y avait aussi la célèbre phrase de Marius :« Je ne joue pas avec un Grec ; siou pas plus fada qué tu, sas ! Foou pas mi prendré per un aoutré »

15:34 Publié dans actualites | Lien permanent | Commentaires (0)