01/09/2007
Encore l'Afrique
le 31 Août 2007
Messieurs
Le 31 août Thomas Ferenczi dans sa chronique « Priorité africaine » nous affirme que « l’Afrique est redevenue une priorité pour l'Europe » et que « Les Européens ont enfin compris que leur destin est lié à celui des Africains ». C’est hélas vrai : la croissance démographique du continent, supérieure à la croissance économique entraîne un appauvrissement général et une émigration massive.
L’Afrique constitue pour l’Europe une menace d’invasion qui en fait a déjà commencé.
La Commission Européenne écrit peut être que « l'Afrique compte désormais, en tant que force politique,… », tout le monde sait que ce n’est pas vrai et que le continent est sous tutelle, de la Banque Mondiale, du FMI, de l’OMS, de l’ONU…
Vous reconnaissez vous même, que quand la Commission Européenne affirme que les relations euro-africaines sont passées « d'un système colonial souvent douloureux à un partenariat solide et à armes égales », il s’agit d’une vision optimiste.
Quand l’Ivoirien Georges Niangoran-Bouah, écrit que " Si l'Europe pouvait nous laisser la liberté, même nous abandonner, nous aimerions ça ! " on devrait le prendre au mot
Vous engagez les Européens à tenir leurs engagements financiers, alors que depuis des décennies on déverse en vain des milliards de dollars, et on annule les dettes, à quoi sert d’arroser le sable ?
Comment pouvez vous expliquer qu’ aucune industrie ne délocalise en Afrique subsaharienne où la main d’œuvre n’est pas chère mais préfère la Chine ou l’Inde ? quand Sarkozy stigmatise l’ « homme Africain » pour son immobilisme séculaire, il ose seulement dire ce que tout le monde pense.
Considération distinguée
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27/08/2007
Le Faux-pas de Sarkozy
le 27 août 2007
Messieurs,
On peut discuter de l’opportunité de dire aux subsahariens qu’il n’y a chez eux « de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès » et que le malheur de l’Afrique ne vient pas uniquement de l'esclavage et des effets pervers de la colonisation. Personnellement je pense l’analyse pertinente et qu’il faut de temps en temps mettre les pieds dans le plat.
Evidemment pour Philippe Bernard, dire de telles choses ne saurait être qu’un « faux pas » ( « Faux pas Africain » Le Monde du 24 août) : il faut faire repentance.
Pour ce qui est de l’esclavage rappelons avec Olivier Pétré-Grenouilleau ( Les traites négrières ) que « l’Afrique–noire n’est pas seulement une victime de la traite, elle a été l’un de ses principaux acteurs ».
Quant à la colonisation, en dehors du fait que je pense que le bilan en est « globalement positif », je ne comprends pas que l’on puisse prôner « le devoir d’ingérence » et condamner la colonisation.
Quand l’Europe est intervenue en Afrique le continent était en proie aux guerres tribales, à une situation sanitaire déplorable, à l’esclavagisme, à l’anthropophagie, à l’illettrisme.
Comme le déclara Jules Ferry, c’était un devoir de développer les races inférieures. La colonisation était alors la seule réponse possible et le profit que les pays colonisateurs en tirèrent n’est pas évident.
Il suffit de voir ce qu’est devenu le Zimbabwe depuis que les grandes consciences ont chassé Ian Smith pour le remplacer par Mugabe pour voir qui est responsable du malheur de l’Afrique.
Maintenant on ne transporte plus les émigrants, ils se noient en cherchant à atteindre l’Europe, c’est le progrès.
Considération distinguée.
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